On consulte avant tout quand on en ressent le besoin. Pour cela, on peut être conseillé, amené par d’autres, mais il s’agit toujours d’une démarche personnelle, quand on repère qu’on ne va pas se sortir tout.e seul.e de la situation dans laquelle on est. La porte d’entrée pour moi est souvent le travail, mais pas toujours. Parfois, c’est même la chose qui tient le mieux, et c’est là qu’on se sent encore à la manœuvre. Dans tous les cas, on peut voir le travail comme une activité, au sens large, dans un ensemble plus vaste qui en est comme traversé, avec toujours de quoi redire, et de quoi faire, défaire, refaire.
Le bon moment, il n’y en pas, si ce n’est cette impulsion qu’on saisit, parfois malgré soi. Cela peut être lié à un événement lié au travail (arrêt, burn-out…) ou à la vie (deuil…) ou pour aborder des questions plus ou moins anciennes, qui reviennent, qui affleurent (répétitions, perte de sens, angoisses…).
C’est lors de la première séance qu’on cherche à cerner une demande, et qu’on peut discuter de la manière de la travailler. C’est là aussi qu’on définit les modalités de travail, le rythme des séances. Cette entrée en matière ne contient pas tout ce qui va se passer, mais c’est déjà un moment pour qu’une rencontre se fasse… ou pas. Après, on fait avec le temps, ce qui se passe, qui amène des choses qu’on cherche à élaborer, d’autres qu’on peut expérimenter. Bref, la vie est la matière et le terrain de tout travail sur soi, qui passe par ce qu’on fait avec les autres, dans un tissage incessant, qui peut être renouvelé.